Marmande : les échéances G, F et E à l’épreuve des données locales sur la location

Publié le 11 octobre 2026 10 min de lecture

À Marmande, la dernière extraction ADEME utilisée dénombre 323 diagnostics classés F ou G et 750 classés E. L’analyse du 11 octobre 2026 met ces résultats en regard des échéances de décence énergétique pour la location, sans les assimiler à des logements uniques.

Marmande : les échéances G, F et E à l’épreuve des données locales sur la location — Marmande

323 diagnostics enregistrés à Marmande portent une étiquette F ou G, soit 7,0 % de la base locale. Ce chiffre donne un premier repère pour lire les échéances énergétiques de la location, mais ne désigne pas 323 logements uniques ni 323 biens proposés à des locataires. Datée du 11 octobre 2026, cette analyse repose sur la dernière extraction ADEME utilisée, celle du 28 septembre 2026. Son actualité tient à la mise à jour des données et à leur lecture locale : le seuil G s’applique déjà aux nouveaux baux en métropole depuis 2025, tandis que les échéances prévues pour F et E se situent respectivement en 2028 et 2034.

G depuis 2025 : à Marmande, 89 diagnostics face au seuil locatif

Étiquette DPEDiagnostics enregistrés à Marmande
A33
B161
C1 859
D1 497
E750
F234
G89
Source : ADEME, base DPE logements existants, extraction du 2026-09-28.

La classe G représente 89 diagnostics, soit 1,9 % des enregistrements locaux. Depuis le 1er janvier 2025, en métropole, les logements ainsi classés ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail. Pour un bailleur, la conséquence concrète concerne donc le classement du logement qu’il entend louer, et non la proportion de G dans sa commune. Le nombre local mesure la présence de cette étiquette dans la base ; il ne permet pas de compter les nouveaux baux concernés. Les faits disponibles ne précisent ni lesquels de ces diagnostics correspondent à une location, ni combien portent successivement sur le même logement.

  • G : 89 diagnostics enregistrés, soit 1,9 % ; seuil de décence énergétique applicable à un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025.
  • F : 234 diagnostics enregistrés, soit 5,1 % ; échéance prévue en 2028.
  • E : 750 diagnostics enregistrés, soit 16,2 % ; échéance prévue en 2034.

2028 : les 234 diagnostics F placent la prochaine échéance au premier plan

Après le seuil G, l’échéance prévue en 2028 concerne la classe F. À Marmande, celle-ci rassemble 234 diagnostics enregistrés, soit 5,1 % de la base. Pour la lecture locative, cette catégorie constitue un horizon distinct : elle ne doit ni être confondue avec G, dont l’échéance est déjà passée, ni être diluée dans une moyenne communale. Le regroupement F et G, utile pour mesurer leur poids cumulé de 7,0 %, masque cette différence de calendrier. Un bailleur dont le logement est classé F ne se trouve pas au même point de cette chronologie qu’un bailleur dont le logement porte une étiquette G.

Les données ne décrivent toutefois pas un programme local de travaux, encore moins son avancement. Les 234 enregistrements F ne disent pas combien de logements resteront dans cette classe en 2028, combien seront alors destinés à la location ou combien ont déjà plusieurs diagnostics dans la base. La conséquence que l’on peut tirer reste circonscrite : F est la prochaine classe visée par le calendrier fourni, et elle est effectivement présente dans le corpus marmandais. Passer de ce constat à une prévision de retraits locatifs, de chantiers ou de remises sur le marché dépasserait les informations disponibles dans cette extraction.

2034 : les 750 diagnostics E élargissent la lecture du calendrier

La classe E rassemble 750 diagnostics, soit 16,2 % des enregistrements, et relève de l’échéance prévue en 2034. Son poids dans la base est supérieur à celui des classes F et G réunies. Une lecture centrée uniquement sur les étiquettes déjà concernées ou sur la prochaine échéance laisserait donc de côté une catégorie importante pour l’horizon locatif plus lointain. Cela ne signifie pas que 750 logements locatifs seront concernés à cette date : il s’agit toujours de diagnostics enregistrés. Le calendrier donne une succession de seuils ; la base locale donne la fréquence actuelle des étiquettes dans le corpus, sans établir le devenir de chaque bien.

Pour les bailleurs locaux, l’intérêt de distinguer E de F et G tient précisément à cette succession. L’échéance de 2034 n’est pas celle de 2028, et aucune des deux ne doit être présentée comme une situation déjà identique au seuil G depuis 2025. Inversement, la place de E dans les enregistrements montre pourquoi l’analyse de la location ne peut s’arrêter aux seules classes F et G. Les données fournies ne permettent pas de décrire les interventions nécessaires pour changer d’étiquette, leur coût ou leur résultat. Elles éclairent les catégories à examiner dans le temps, pas un parcours de rénovation propre à chaque logement.

4 623 diagnostics : le périmètre exact de l’analyse marmandaise

Le périmètre étudié est celui de Marmande, dans le Lot-et-Garonne, identifié par le code INSEE 47157. Le jeu local retient une population communale de référence de 17 328 habitants et contient 4 623 diagnostics enregistrés. La date du 11 octobre 2026 est celle de cette analyse ; la dernière extraction ADEME utilisée date du 28 septembre 2026. Cette distinction évite de présenter les données comme une observation effectuée intégralement le jour de publication. La méthode consiste à rapporter les effectifs de chaque étiquette au total des enregistrements, puis à les mettre en regard du calendrier locatif fourni, sans les convertir en nombre de logements uniques.

Un même logement pouvant apparaître plusieurs fois, cette base n’est pas un décompte dédoublonné du parc immobilier. Elle ne fournit pas non plus, dans les faits disponibles, une ventilation entre biens loués et autres situations d’occupation. La population de référence ne corrige pas ces limites : rapporter des diagnostics à des habitants ne permettrait pas de retrouver le nombre de logements concernés par une échéance. De même, une extraction datée ne constitue pas à elle seule une série historique. Faute de comparaison fournie avec une extraction antérieure, on ne peut affirmer que la part des classes E, F ou G augmente ou diminue à Marmande.

  • Unité comptée : le diagnostic enregistré, et non le logement unique.
  • Date de l’extraction utilisée : 28 septembre 2026 ; date de l’analyse : 11 octobre 2026.
  • Portée locative : les étiquettes sont rapprochées des échéances, mais le nombre de logements effectivement loués n’est pas fourni.
  • Évolution : aucune comparaison temporelle n’est disponible dans les faits transmis.

Un bâti ancien à lire sans attribuer automatiquement une étiquette

La période dominante est celle d’avant 1948, avec 38,0 % du corpus géolocalisé. Les repères d’ancienneté fournis indiquent également 38,0 % de bâti antérieur à 1949, 62,6 % antérieur à 1975 et 85,9 % pour les périodes antérieures à 2001. Ces seuils décrivent l’ancienneté du corpus ; ils ne constituent pas des catégories à additionner. Pour l’analyse locative, ils apportent un contexte au calendrier énergétique sans expliquer, à eux seuls, les étiquettes observées. Aucun croisement fourni ne permet d’affirmer que les diagnostics G, F ou E concernent principalement une période de construction déterminée, ni que l’âge du bâti suffit à établir son classement.

La répartition complète empêche aussi de réduire le profil diagnostiqué de Marmande aux seules échéances locatives. La classe C compte 1 859 diagnostics, soit 40,2 %, et D en compte 1 497, soit 32,4 %. À l’autre extrémité, A représente 33 diagnostics, soit 0,7 %, et B 161, soit 3,5 %. Ces effectifs décrivent le même ensemble d’enregistrements que les classes E, F et G. Ils ne renseignent pas davantage sur le nombre de locations disponibles. La présence importante de C et D ne neutralise pas la conséquence du seuil G pour un nouveau bail portant sur un logement classé G : l’appréciation ne se fait pas à la moyenne communale.

70 m² et 184 kWh/m²/an : des médianes, pas le bilan d’un bien à louer

Les maisons individuelles représentent 47,8 % dans les données fournies, et la surface médiane est de 70 m². La consommation médiane atteint 184 kWh/m²/an ; le coût énergétique annuel médian estimé est de 1 240 €. Pour un bailleur, ces valeurs situent le corpus local, mais elles ne décrivent pas nécessairement son logement. Une médiane est un repère de distribution, non une caractéristique commune à tous les biens. Rien ne permet ici d’associer systématiquement la surface de 70 m², cette consommation et ce coût dans un même logement, ni de les attribuer aux seules catégories E, F ou G concernées par le calendrier.

L’électricité est le chauffage principal mis en avant dans l’extraction, avec 2 468 diagnostics. Ce nombre ne permet pas d’identifier le chauffage des seuls logements classés G, F ou E, faute de ventilation croisée fournie. Il ne suffit donc pas à expliquer leur classement ni à désigner un changement d’équipement qui garantirait une autre étiquette. Le coût énergétique annuel médian reste, de son côté, une estimation : ce n’est ni une facture constatée pour chaque logement, ni une promesse de dépense pour un futur locataire. Les repères de chauffage, de surface et de consommation doivent rester séparés des conclusions individuelles que la base ne permet pas d’établir.

Centre Ville I et inondation : ce que la lecture territoriale ne tranche pas

L’analyse locale comprend cinq secteurs IRIS : Centre Ville I, Sous-Préfecture-Gare, Lolya-Les Cèdres-Lactarium, Thivras-Coussan et Centre Ville II. Leur présence donne un cadre géographique plus fin que la seule commune, mais les faits transmis ne détaillent pas leurs effectifs par étiquette. Il serait donc infondé de désigner un secteur comme plus concerné qu’un autre par l’échéance de 2028 ou celle de 2034. Pour les bailleurs, le nom d’un secteur ne remplace pas le classement du logement. Aucun palmarès des quartiers, aucune concentration locale de G et aucune différence de coût énergétique entre ces secteurs ne peuvent être établis à partir des éléments disponibles.

Géorisques recense les familles Inondation, Mouvement de terrain, Rupture de barrage et Transport de marchandises dangereuses. La zone sismique est non renseignée et le potentiel radon indiqué est de 1. Ces informations relèvent d’un autre registre que les étiquettes énergétiques : elles n’expliquent pas la répartition du DPE et ne modifient pas le calendrier G, F et E présenté ici. Leur mention à l’échelle locale ne permet pas non plus d’attribuer la même exposition à chaque logement ou à chaque secteur IRIS. En particulier, une donnée sismique non renseignée doit rester présentée comme telle, sans être transformée en constat d’absence de risque.

L’audit à la vente ne répond pas à la question du nouveau bail

Le calendrier locatif ne doit pas être remplacé, dans le raisonnement, par celui de l’audit énergétique réglementaire. Ce dernier concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole ; l’entrée en application pour la classe E date du 1er janvier 2025. La proximité de cette date avec celle du seuil locatif G peut susciter une confusion, mais les objets sont différents. La part locale de maisons individuelles, 47,8 %, ne permet pas de compter les ventes soumises à audit : les données ne croisent pas ici type de bien, étiquette et opération de vente.

Au terme de cette lecture, la conséquence pour les bailleurs marmandais est une distinction entre trois horizons, et non un chiffre unique de logements à transformer. G renvoie au critère de décence énergétique déjà applicable à un nouveau bail depuis 2025 ; F et E renvoient aux échéances prévues en 2028 et 2034. Les 89 diagnostics G, 234 F et 750 E mesurent la présence de ces classes dans le corpus extrait le 28 septembre 2026. Ils ne fixent ni un volume futur de locations, ni un besoin chiffré de travaux. L’analyse locale éclaire ainsi le calendrier sans prétendre établir la situation de chaque bien.

  • Pour le nouveau bail : distinguer le seuil G déjà applicable des échéances F et E prévues.
  • Pour la vente : l’audit réglementaire cité concerne les maisons individuelles et immeubles en monopropriété classés E, F ou G.
  • Pour la lecture des données : conserver la distinction entre diagnostics enregistrés, logements uniques et logements effectivement loués.

Questions fréquentes

Les 323 diagnostics F et G correspondent-ils à 323 logements locatifs ?

Non. Ils représentent 7,0 % des diagnostics enregistrés. Un même logement peut apparaître plusieurs fois, et les faits fournis ne précisent pas lesquels sont loués.

Quelles échéances énergétiques concernent la location à Marmande ?

En métropole, les logements G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Les échéances prévues concernent F en 2028 et E en 2034.

Quelle est la date des données utilisées pour cette analyse ?

L’analyse est datée du 11 octobre 2026 et utilise la dernière extraction ADEME du 28 septembre 2026. Le périmètre local comprend 4 623 diagnostics enregistrés à Marmande, sans décompte de logements uniques.

Sources officielles

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